cajarc la beauté lotoise


Le livre sur Cajarc : des photos de Ternoise


Un peu du texte et de nombreuses photos...

Le livre sur Cajarc
description du livre sur Cajarc
Livre en papier : sur amazon (24 euros). Ou en vente directe éditeur (sur www.quercy.pro)


Numérique (9 euros 99) : sur amazon (Kindle), itunes, la librairie immateriel (fournissant les 3 formats du livre, epub, PDF, kindle pour le même prix), et les autres...

Faire demi-tour pour revenir vers Cajarc. Prendre sur la droite "le Verdier" (environ 900 mètres après être revenu à l'intersection route de Gréalou / Mas de Tardieu). Rester sur cette route environ 600 mètres jusqu'à une voie piétonne, qu'il faudra descende sur environ 300 mètres pour découvrir l'un des plus beaux lavoirs de la région.

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Sur la route du Verdier, 100 mètres plus loin prendre à gauche durant 300 mètres puis sur la gauche un chemin piéton pour découvrir moins de 100 mètres plus loin, couverte d'un magnifique toit de lauze, une fontaine où vivent des poissons rouges.



fontaine aux poissons rouges photo 2


Route des cazelles gariottes cabanes



Gariotte, cazelle, cabane, peu importe le nom : il s'agit de constructions en pierres sèches, sans charpente, caractéristiques du Quercy au point que certains produits l'utilisent pour marquer leur origine, l'idée de tradition gastronomique quercynoise.

Certains voudraient imposer une distinction où gariotte se limiterait aux trous, modestes abris dans les murs ou tas de pierres alors que cazelle s’appliquerait à la construction en pierre sèche, de préférence ronde et couverte en coupole encorbellée. D’autres prétendent que gariotte ne serait utilisé qu'aux alentours de Cahors ou plairait aux vilains sans racines lotoises. Donc tout bon lotois devrait lui préférer cazelle !
Ces arguties sont balayées par une certitude : les anciens parlaient tout simplement de cabane. Même dans les textes. Le terme « gariotte » s’est imposé, peut-être tout simplement pour sa beauté, la part d’insondable poésie véhiculée. (voir http://www.gariotte.com).

Le grand Robert de la langue française ne nous apporte aucun élément : ni l’une ni l’autre chez la référence dirigée par Alain Rey aussi pris en flagrant délit d’oubli d’auto-édition alors que ses dictionnaires sont auto-édités ! (j’ignore si ses ancêtres ont travaillé notre terre)

Gariotte semble provenir de garite (1360), de l’ancien français garette, de garir "protéger", comme guérite. De la gariotte à la guérite... Des refuges.
Quant à cazelle : la case, du latin casa, cabane.

Ces constructions sont fragiles, surtout quand elles ne sont pas entretenues, et elles disparaissent, rongées par les mousses, démolies par la végétation, émiettées par le gel, détruites pour permettre le passage des tracteurs et autres engins agricoles.
Même si la technique était connue avant, les plus anciennes sont (seraient) du début du dix-neuvième siècle, période de forte démographie régionale, d’où défrichement de parcelles nécessaires et donc épierrement (ou épierrage ; retirer les pierres et cailloux des parcelles). L’arrivée de "nouvelles charrues" à soc, qui permettaient de travailler la terre de manière plus profonde, nécessita également l’épierrement.

Que faire de ces pierres ? Des murets pour séparer les parcelles et des abris pour les hommes lors des intempéries, les outils agricoles, protéger du soleil le repas du midi, se reposer (il se murmure que des jeunes filles et de jeunes garçons y auraient connu leurs premiers émois). Pour le berger, le vigneron. Mais également y abriter l'agneau, la brebis malade.... (sur ce sujet : http://www.moutons.info et http://www.brebis.info)

Même si des propriétaires ont la chance de posséder des gariottes près de leur maison, elles se situaient alors principalement loin des habitations, où les terres avaient été délaissées quand le nombre de personnes à nourrir ne nécessitait pas leur utilisation.

Leur toiture sans charpente suscite l’admiration, magie de l'encorbellement, technique de construction permettant de couvrir en posant des pierres à plat, par assises régulières, avec un surplomb vers l'intérieur à chaque assise.

Furent-elles habitées ? Certaines, quand la place manqua lors de l’expansion démographique du début du dix-neuvième siècle. On cite également des cas de "marginaux", de pauvres, qui en firent jusqu’au début du vingtième siècle leur maison, parfois avec une cheminée, des fenêtres.

A quoi peuvent bien servir ces abris en 2013 ? A la beauté et à la mémoire. Mais le patrimoine, et la politique lotoise en est un exemple flagrant, est un patrimoine de classes, avec des millions d’euros injectés dans les cathédrales et des miettes parfois accordées aux constructions paysannes.
La technique de construction en pierres sèches servait également a bâtir les maison, les puits et pigeonniers.


Tout en haut au bord de la colline, elle domine la route de Cahors, la gariotte sûrement la plus photographiée.


gariotte cajarc route cahors

gariotte cajarc route cahors vue du haut


La capelette de Cajarc





La capelette de Cajarc

La capelette de Cajarc vestIge moulin fortifié


En prenant la route de Cahors, avant Gaillac : La capelette

Présentation officielle gravée sur le lieu :

« Ce monument parait remonter au douzième siècle.
C'est le choeur de la chapelle d'une léproserie, qui occupait à cette époque le Pech d'Andressac.
Cette léproserie connue sous le nom de "la Magdeleine" existait déjà en 1267, ainsi qu'en témoignent les lettres de l'Evêque de Cahors qui le 6 septembre de cette année accordait des indulgences à ceux qui par leur travail ou par leurs dons contribueraient à en réparer les murs.

En 1310 "Guillaume de Rupe, Senior de Larroque" faisait don de six deniers de Cahors aux Luminaires de la Chapelle des Lépreux.
En 1334, un sieur Pierre Lacoste fait des legs semblables.
Vers cette même époque, Ayméric d'Hébrard, devenu évêque de Coïmbre en Portugal, donnait à cette léproserie le moulin fortifié de Coïmbre et ses dépendances, qui fut démoli en 1943 lors de la construction du barrage électrique.
Il n'en reste plus que la tour en contre bas de la chapelle.
Vers 1900 fut placée la grille en fer forgé qui ferme la chapelle et qui porte les initiales de
"Marie-Madeleine, Patronne des Lépreux"

En 1954, M. le Curé Doyen de Cajarc, avec l'autorisation de la municipalité, aménagea ce sanctuaire et le soir du 15 août de la même année, au milieu d'une grands concours du peuple, on y placa la statue de la Vierge portée au Congrès Marial de Figeac le 13 juin. Elle est invoquée sous le vocable de "Notre Dame de la Paix" »

PASSANT
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- du 20 juillet 2013 à 21 : 58
de Jacques : La gariotte est l'une des plus belles constructions en pierres sèches de nos régions, dommage qu'ilo n'y ait aucune vraie protection dans le lot

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